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La calorimétrie à balayage différentiel est une technique utilisée pour étudier le comportement des matériaux lorsqu'on les chauffe ou les refroidit.
La machine DSC du laboratoire est "spécialisée" dans l'étude des polymères. Le laboratoire est équipé d'une cellule DSC de marque TA instruments, de référence 2010CE. Ce matériel permet de travailler dans une gamme de température allant de -150°C à 725°C, avec une précision de ± 0.1 °C.
Types déchantillons à utiliser:
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Les échantillons sont placés dans des creusets de rayon 3 mm, scellés ou non. Le plus important est quil y ait un excellent contact thermique entre léchantillon et le creuset, ce qui impose des conditions sur la forme de léchantillon. |
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Les échantillons doivent avoir une masse de 10-20mg environ et peuvent être massifs, sous forme de films, poudres, fibres ou composites. |
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SERVICES PROPOSES PAR LE LABORATOIRE
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Détermination des températures de transitions vitreuse, de fusion et de cristallisation des polymères |
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Détermination de la température de décomposition d'un matériau |
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Détermination de la pureté des produits pharmaceutiques et organiques |
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Détermination de la capacité thermique spécifique d'un matériau |
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Détermination de l'efficacité de catalyseurs |
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Contrôle de la polymérisation |
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EXEMPLE RÉEL D'APPLICATION DE LA DSC AU LABORATOIRE
Eude de la cristallinité du PEEK
Pour caractériser létat du matériau fourni, une courbe DSC a été réalisée :

Plusieurs événements peuvent être observés sur cette courbe
1 : transition vitreuse
2 : pic exothermique de recristallisation
3 et 4 : pics endothermiques de fusionPremières conclusions :
La présence de deux pics de fusion indique que le matériau contient un autre corps : il sagit de PTFE
La présence du pic de recristallisation indique que le matériau nest pas totalement cristallisé à létat de réception.
Peut-on
mettre au point un protocole de contrôle de la matière à réception ?
La cristallinité du matériau est caractérisée par lénergie du pic de fusion à laquelle il faut soustraire lénergie du pic de recristallisation pour connaître létat ( cristallinité) du matériau de départ.
Une campagne a donc été menée. Pour chaque échantillon reçu, on trace une courbe DSC et on calcule (D Hf - D Hrec).
Remarque : Pour connaître le pourcentage de cristallinité de façon quantitative, il faudrait connaître D Hf correspondant à un échantillon 100% cristallin ou de cristallinité connue.
Quel traitement thermique préconiser au fournisseur pour obtenir des échantillons dans un état contrôlé ?
Un état contrôlé et stable correspondra à un état avec le plus grand pourcentage possible de cristallinité. Sur les courbes DSC obtenues pour le PEEK, la recristallisation a lieu à environ 162°C.
Trois types de traitements ont été effectués :
Étuvage à 162°C pendant 2 heures
Étuvage
à 175 °C avec montée lente en température

è De la même façon, labsence de pic de recristallisation indique que léchantillon présentait le taux de cristallinité souhaité
Étuvage
à 175 °C avec montée rapide en température (10°C/min)

è Cette fois, la courbe obtenue présente un pic de recristallisation, indiquant que le traitement na pas eu lefficacité escomptée.
Conclusion : Les deux premiers types détuvage peuvent convenir. Le premier est plus facilement réalisable industriellement. Le troisième traitement na pas permis à léchantillon datteindre le taux de cristallinité désiré. En effet, au cours de ce traitement léchantillon ne reste pas suffisamment longtemps dans la zone de température propice à la recristallisation.
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