Effectuer des essais mécaniques sur un matériau permet de connaître ses caractéristiques mécaniques (ses propriétés).
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Essais mécaniques classiques |
Caractéristiques mécaniques principales mises en évidence |
| Résistance
à la traction Caractéristiques délasticité Capacité dallongement Résistance à la pénétration Résistance aux chocs Résistance à la fatigue (mouvement répété) |
Au moment de la conception dune pièce,
il est important de tester des échantillons du matériau que lon
souhaite utiliser pour connaître ses propriétés.
Après la fabrication, afin de vérifier si le matériau
de la pièce est conforme au cahier des charges, on en prélève des échantillons
pour leur faire subir des essais mécaniques.
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Principe
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A partir des mesures ci-dessus, il est possible de déterminer Rm la résistance mécanique à la traction, Re la Limite élastique, A% lAllongement...
Mais il est aussi possible de réaliser des essais de traction à chaud, de flexion, de compression, de cisaillement...
| Machines
présentes au laboratoire
Les essais peuvent être effectués sur des machines
de 500 N à 100 KN |
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Principe |
La dureté est proportionnelle au quotient de la force "F", par l'aire "S" de la surface déformée par le pénétrateur sur le matériau.
| Machines
présentes au laboratoire 2 machines permettent de faire les trois types d'essais (Brinell - Rockwell - Vickers) 1 machine est spécialisée en dureté Brinell |
| Essai
Brinell Le pénétrateur est une bille de diamètre D. On détermine le diamètre moyen "d" de l'empreinte laissée par le pénétrateur sur la surface du matériau, après enlèvement de la charge. |
La dureté Brinell est un nombre proportionnel au quotient de la charge d'essai F, par l'aire de l'empreinte considérée comme une calotte sphérique de diamètre d.
| Essai
Rockwell Il existe 2 types de pénétrateurs: Pour les fortes duretés, essai C le pénétrateur est un diamant conique . Pour les faibles duretés, essais B et F le pénétrateur est une bille en acier trempé. |
Cet essai est effectué en 3 étapes dapplication de la force (F0, F0+F1, F0). On mesure l'accroissement "e" en profondeur et on en déduit la dureté Rockwell.
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Essai
Vickers |
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Principe |
Cet essai consiste à rompre en son milieu d'un seul coup de mouton-pendule une éprouvette entaillée en U en son milieu et reposant sur deux appuis.
On détermine l'énergie absorbée dont on déduit la résilience.
| Machines présentes au laboratoire |
Le Laboratoire possède une machine Mouton de Charpy d'une capacité de 300 J
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Les essais mécaniques ci-dessus
cités (Traction - Résilience - Dureté) constituent une étude en statique du
matériau.
En effet, on cherche le plus souvent à travailler dans le domaine élastique
d'un matériau, et une étude statique permet de déterminer la zone élastique.
Mais, lorsque les efforts varient avec le temps, cest le phénomène de fatigue qui intervient. Les pièces peuvent rompre même si elles fonctionnent dans le domaine élastique !.
La fatigue concerne tous les matériaux et pas uniquement les métaux: le phénomène de fatigue existe aussi chez les polymères.
Pour quelques rappels sur ce qu'est une rupture en fatigue cliquez ici
| Machine présente au laboratoire |
Le Laboratoire de Matériaux dispose dune machine de flexion rotative qui permet de tester en fatigue des éprouvettes normalisées de métal.
Ce type de sollicitations est le plus fréquemment utilisé pour les essais. Toutes les fibres sont sollicitées en traction ou en compression sauf la fibre neutre. L'éprouvette présente un congé de raccordement pour être sûr que la fissure parte de cette zone de moindre épaisseur.


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Principe |
On sollicite jusquà rupture plusieurs éprouvettes du même métal, et selon le nombre de cycles de rotation quelles ont réussi à encaisser et la contrainte à laquelle elle ont été soumises, on détermine la limite de rupture en fatigue : s D
Il existe plusieurs méthodes de détermination de sD, le Laboratoire de Matériau utilise les méthodes ditération et de lescalier.
La méthode d'itération
On estime (ou on connaît) la valeur de s D
On cherche ensuite à encadrer la valeur de s D à laide dune formule de récurrence qui prend en compte la proportion de rupture observée à chaque niveau.
Cette méthode offre un degré de précision admissible par lindustrie. Elle demande 10 à 15 éprouvettes; mais, il faut déterminer avec justesse le s D .initial.
La méthode de l'escalier
C'est la méthode la plus courante.
On fixe la censure (nombre de cycles à effectuer lors de lessai) à 107 cycles.
On définit un écart type
initial (égal à 10% de la limite de fatigue).
On cherche à encadrer la limite de fatigue par
des suites de ruptures ou de non-ruptures.
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